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Phare du « Rocher aux oiseaux »

lundi 14 mars 2016, par patrick

Phare du Rocher aux oiseaux (Bird Rocks) - Iles de la Madeleine - Canada


Description

Les Rochers aux Oiseaux (Bird Rocks) sont un archipel inhabité du Québec (Canada), situé dans le golfe du Saint-Laurent au large des îles de la Madeleine. Ces îles et la zone maritime environnante constituent un refuge d’oiseaux migrateurs sous le nom de refuge d’oiseaux des Rochers-aux-Oiseaux, propriété de la Garde côtière canadienne, qui accueille une importante colonie de fous de Bassan.
Ce rocher élevé est situé à 32 km au nord-est de Grosse-Île sur la route des navires qui entrent dans le golfe du Saint-Laurent. Cet îlot difficile d’accès est le refuge de plusieurs colonies d’oiseaux marins : fous de bassan, petits pingouins, marmettes de Brunnich et guillemots-marmettes, mouettes trydactyles, etc. Malgré l’automatisation des installations de sécurité allumées pour la première fois en 1870, un petit phare, la maison des gardiens et quelques dépendances subsistent. Bien qu’inaccessible, le refuge du Rocher aux Oiseaux n’en demeure pas moins un des hauts lieux de l’ornithologie du golfe du Saint-Laurent. Des excursions en zodiac peuvent y être organisées.
Ce bloc de grès de quatre hectares de superficie et de trente mètres d’altitude est réputé comme étant un véritable cimetière de bateaux, ce qui encouragea l’installation d’un phare en 1870 (17 épaves entre 1845 et 1857 dont beaucoup étaient des navires chargés d’immigrants, les survivants grimpaient au sommet de la plus petite des deux îlots, souvent sans eau ni nourriture, et attendent avec impatience d’être secourus). La construction d’une tour en bois hexagonale de cinquante-pied et un logement d’accompagnement a été achevée en 1870, et Bird Rocks est devenue la première des îles de la Madeleine à avoir un phare. Plusieurs de ses gardiens y laissèrent leurs vies à la suite d’accidents de travail ou de la chasse aux phoques. La lumière brillât pour la première fois le 20 Septembre 1870, elle était blanche et émanait d’une lentille de Fresnel de second ordre avec un plan focal de 140 pieds au-dessus de la mer. Elle pouvait être vu par temps clair à une distance de vingt et un miles (33km). Birds Rock Lighthouse a été construit par Daley, Carter & Doolan de Miramichi, au Nouveau-Brunswick, pour un coût d’un peu moins de 10 000 $, sans compter la lentille, dont le ministère de la Marine avait en stock.
Un coup de canon, tiré à intervalles réguliers pendant un épais brouillard, a été installé à la station en 1873. En 1895, les cartouches de poudre de coton ont remplacé le canon, mais même cette méthode améliorée d’alerte, c’est avérées insuffisantes, et après le naufrage du Dominion en 1903 , le tribunal a ordonné qu’un signal de brume améliorée, qui pourrait être sonné à intervalles fréquentes, serait fournies dès que possible. Un signal diaphone de brouillard de trois pouces a donc été installé sur le rocher en 1906.
Le phare original a été remplacé en 1887 par une tour en bois hexagonale de trente-neuf-pied. Le signal de la lumière a été changé en occultation blanche (quinze secondes on, cinq secondes off) en 1903, lorsque une lampe à pétrole à incandescence a été installée. En 1908, le phare a été renforcée en béton et sa hauteur à augmentée de douze pieds de sorte qu’il pouvait être vu au-dessus du bâtiment de signal de brume. En 1957, un nouveau bungalow de trois chambres et de quatre pièces d’habitation était construit pour les gardiens. En 1967, le phare a été remplacé par une tour hexagonale de trente et un pied avec un demi-fond en béton et d’un plateau en bois en bardeaux soutenant une lanterne octogonale rouge. Depuis lors, la moitié supérieure a été supprimée, et une tour squelettique avec une lanterne rouge est maintenant montée sur la partie inférieure. Signal d’un flash blanc toutes les huit secondes qui est visible depuis vingt miles.
Le phare fut finalement automatisé en 1988, ce qui laissa l’île habitée seulement par les oiseaux marins. Aujourd’hui, les seuls humains autorisés sur la roche sont les équipages de la Garde côtière canadienne qui arrivent régulièrement en hélicoptère pour inspecter et réparer le matériel d’éclairage.



Malédiction du phare
Légende du phare du Rocher-aux-Oiseaux

En 1870, le gouvernement du Québec fait ériger le phare du Rocher-aux-Oiseaux. On y place aussi un canon pour guider les vaisseaux par temps de brume. On nomme alors le premier gardien du phare, un Monsieur Fennelton, dont on ignore le prénom.
Cependant, M. Fennelton refuse la charge au dernier moment en alléguant qu’il a rêvé d’une prémonition, selon laquelle, jamais aucun gardien ne garderait le phare plus de dix ans, sans malheur.
C’est monsieur Guitté qui remplace le premier gardien et qui se désiste, lui aussi, après deux années de travail, n’ayant pu s’habituer à la vie d’ermite d’un gardien de phare à l’époque.
C’est M. Patrick Whalem qui devient le nouveau gardien. Les sept premières années, tout va bien, mais le 8 avril 1880, M. Whalen aperçoit d’un grand nombre de loups-marins aux environs du rocher et décide d’aller les chasser. Il est accompagné de son fils et de M. Thomas Thivierge, un ami qui était de passage. À peine les trois hommes arrivent sur la banquise qu’une tempête se lève et les glaces, poussées par la force du vent, s’éloignent si vite que les pauvres hommes ne réussissent pas à regagner leur demeure.
Le lendemain, M. Thivierge retourne au Rocher, les pieds gelés et à moitié mort de froid. Il rapporte à l’inconsolable épouse du gardien que son époux et son fils sont morts pendant la nuit.
Quelques mois plus tard, le 25 juillet 1880, Monsieur Charles Chiasson, du Hâvre-aux-Maisons, est nommé nouveau gardien du phare. Cette fois, l’accident survient un an plus tard. Le 23 août 1881, ses amis Paul Chenelle, Jean Turbide et la famille de M. Chenelle viennent en visite et leur hôte décide de leur faire un petit tour guidé des installations. Le groupe parcourt la tour, la bouilloire, les engins. Pour finir, ils s’approchent du canon d’alarme. Les visiteurs prient le gardien de bien vouloir tirer un coup de canon.
Le gardien accède au désir de ses invités, mais… hélas, le canon explose. Le gardien est tué sur place, tout comme son fils et M. Chenelle.
L’assistant du gardien décédé, monsieur Télesphore Turbide est jugé compétent et nommé nouveau gardien. Après 10 ans de service sans aucun accident, au début 1891, une nouvelle explosion du canon survient, cette fois au moment où le gardien tire pour avertir des bateaux de passage. M.Turbide perd un bras.
Le gardien suivant, M. Pierre Bourque, fait une chute grave du rocher en septembre 1896. Il est blessé et démissionne.
Le 7 mars 1897, par un temps magnifique, le nouveau gardien, M. Arsène Turbide, son fils Charles et son ami Damien Cormier aperçoivent un troupeau de loups-marins dans les alentours et décident d’aller à la chasse sur les glaces… ensuite… c’est la répétition des événements de 1880. Les chasseurs sont surpris par la tempête et emportés à la dérive. Le jeune Charles Turbide, 17 ans, et Damien Cormier, 60 ans, meurent de froid la première nuit qu’ils passent sur la banquise. Arsène Turbide, après trois jours et trois nuits sur la glace, sans aucune nourriture, les pieds gelés, fait terre à la Baie Saint-Laurent, mais il expire à l’hôpital.
On nomme immédiatement un nouveau gardien, M. Hippolyte Melanson. Cette fois, il n’a pas fallu attendre longtemps avant que l’accident arrive… L’histoire est banale : le 12 juin 1897, le canon d’alarme explose et M. Melanson est grièvement blessé.
Après cette troisième explosion du canon, on le remplace par un sifflet à air comprimé.
Au début mars 1911, le gardien suivant, Wilfrid Bourque, est allé à la chasse des loups-marins) On connaît déjà la suite, n’est-ce pas ? On a retrouvé son corps inanimé le lendemain.
Le gardien suivant (un héros sans peur, évidemment !), M. Elphège Bourque, neveu du feu gardien Wilfrid Bourque, vient occuper le poste du gardien l’été 1912. Pendant un temps, tout marche bien. Il ne va jamais à la chasse aux loups-marins. Le canon n’existant plus, on ne peut être victime d’une explosion, et il ne s’approche jamais des ravins…
Mais Monsieur Elphège Bourque, son frère Albin Bourque et M. Philias Richard, sont morts à la suite d’un empoisonnement par l’eau qui s’est fait mauvaise après une longue conservation dans un réservoir où était probablement tombé un animal.
L’année suivante, personne n’exprimant le désir de postuler pour le poste de gardien du phare, celui-ci fut abandonné. Ici se termine la mystérieuse histoire de la malédiction du phare du Rocher-aux-Oiseaux.


Caractéristiques

Pays Canada
Archipel Îles de la Madeleine (Bird Rocks)
Localisation Golfe du Saint-Laurent (Océan Atlantique)
Année de construction 1870 (1967)
Latitude 47° 50′ 18″ Nord
Longitude 61° 08′ 45″ Ouest
Superficie 0,04 km2
Matériau de construction Bois
Nombre d’îles 4
Île(s) principale(s) Rocher aux Oiseaux (Bird Rocks)
Hauteur 10 m ( 35 ft)
Élévation 49 m (161 ft)
Lanterne Octogonale rouge
Feux Éclat blanc toutes les 8 secondes
Portée 37 km (20 mn)
Automatisé 1988
Type Phare insulaire
Accessibilité Très difficile
Protection Canadian Coast Guard
Code ARLHS CAN-040 ; CCG 1478 ; Admiralty H0882 ; NGA 8432

Localisation


Carte


Vidéos

Ancien Reportage sur le Rocher au Oiseaux

Rocher aux Oiseaux/ Ile Brion


 

Portfolio

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