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Phare de l’île Royale

jeudi 1er mars 2018, par patrick

▼ Phare de l’île Royale ► Iles du Salut► Guyane Française ► France ► Élévation 65 m ► Hauteur 29 m ► Portée 25M ► Fl (2) W 10s ► Construction 1864▼***Ne pas utiliser ses données pour la navigation*** Don’t use maps or data for navigation***


Phare de l’île Royale - Guyane Française




























Description












Le phare de l’île Royale se situe sur une des îles du Salut à 14km au large de Kourou ( Ile Royale en Guyane Française - département 97). L’archipel des îles du Salut [1] comprennent l’île du Diable, l’île Saint-Joseph et l’île Royale. C’est un phare squelettique en métal rouge monté sur une tour jaune en maçonnerie. Ce phare a été construit en 1934 et a été érigé par les bagnards.
Le phare se trouve au milieu des bâtiments d’une ancienne colonie pénitentiaire, fermée en 1951. L’île du Diable [2], la partie la plus connue de la colonie pénitentiaire, est séparée de l’île Royale par un détroit étroit (180 m). La lumière était initialement visible depuis le toit de l’hôpital de la prison. Les côtes de la Guyane ne sont pas saines. Les fonds de 10 mètres sont parfois à plus de 5 milles et parfois 15 ou 20 milles dans la partie Est du littoral. Des îlots et des reliefs sous-marins qui parsèment la partie occidentale de la mer rendent son approche très périlleuse. L’île est accessible de Cayenne par ferry, et des visites guidées sont disponibles. Situé au point culminant de l’île. Le site est ouvert au public, et la tour est fermée.

Il ne faut pas confondre ce phare avec celui de l’île Royale (Isle royale) - Lac supérieur Michighan États-Unis













Histoire


Le phare de l’île Royale est situé dans l’ancien bagne réservé aux condamnés qui devaient purger les plus lourdes peines. Seznec, Dreyfus et biens d’autres vécurent ici les pires heures de leur existence. Le taux de mortalité était effroyable. Entre 1852 et 1866, il y eut huit mille décès parmi les bagnards. Les corps étaient, dit-on, simplement jetés en pâture aux requins. L’île-prison a conservé ses bâtiments, maintenant restaurés. Le phare est juste à côté de l’ancien hôpital. Il a été renforcé par une carapace bétonnée qui lui donne l’apparence d’une vieille tour de pierre surmontée par une structure métallique. L’ambiance idyllique de l’île est bien trompeuse : on l’appelait autrefois les Cailloux pelés. Les grands cocotiers que l’on voit partout dans le parc n’ont été plantés qu’après la fermeture du bagne, en 1946.


Description technique


Construit en 1934 par les bagnards. Ce phare est actif avec un plan focal à 65 mètres (213 pieds) ; Signal : 2 éclats blancs toutes les 10 secondes. C’est une tour squelettique de 29 mètres de hauteur (95 pieds) avec la lanterne et la galerie montée sur une tour de maçonnerie conique. La tour de maçonnerie est peinte en blanc ; la tour squelettique et lanterne peinte en rouge vif. Sa base est une tour ronde en brique supportant un échafaudage dont le sommet contient une salle, une galerie et la lanterne. La date de 1914, à peine visible, est inscrite sur la partie supérieure de la tour de briques.


Infos


Nom et localisation Position Caractéristiques Hauteur focale Portée Structure Remarques
17416
J 6894
Ile Royale 05°17’ 1" N
52° 35’ 3" O
Fl (2) W 10s 213ft
65 m
25M Tour conique 29 m Construit par les bagnards

Caractéristiques

PaysFrance
Région Guyane Française (97)
Localisation Iles du Salut
Latitude 05°17’ 1" Nord
Longitude 52° 35’ 3" Ouest
Année de construction 1934
Matériau de construction Béton
Hauteur 29 m (95ft)
Élévation 65 m (213ft)
Portée 25M
Feux 2 éclats blanc toutes les 10 s
Visites Accès uniquement
Gardienné Non
Automatisé Oui
Type Phare insulaire
Accessibilité Moyen
Forme Tour conique
Statut Actif
Codes ARLHS FRG-002 ; Amirauté J6894 ; NGA 17416

 

Localisation



Carte

 


Vidéo


Document

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Iles du Salut - Guyane Française

 

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Portfolio


[1Îles du Salut (Guyane française)
Entre 1852 et 1953, l’ île du Diable, une des îles du Salut au large de la côte de la Guyane française, était une colonie pénitentiaire. L’île retenait des prisonniers politiques (et notamment Dreyfus de 1895 à1899), tandis que les détenus de droit commun étaient emprisonnés sur le continent ( Kourou, Saint-Laurent-du-Maroni, Cayenne). En 1938, les Français commencèrent à fermer le bagne, mais les derniers détenus ne furent pas renvoyés en France avant 1953.

[2île du Diable
Ile du Diable, petit îlot rocailleux dans l’océan Atlantique, au nord de la Guyane française, partie d’une colonie pénitentiaire française utilisée de 1852 à 1946.
Cette île, ainsi que deux autres, Royale et Saint-Joseph, constituent les îles du Salut, groupe jadis appelé les îles du Diable. Le groupe d’îles et des zones de la Guyane française constituèrent l’ensemble de la colonie pénitentiaire, qui fut appelée île du Diable. Ce pénitencier fut maintenu à l’écart de l’ancienne colonie de la Guyane française. Les prisonniers étaient répertoriés comme suit : récidivistes autorisés à travailler, prisonniers politiques et criminels qui bénéficiaient d’une liberté limitée et dangereux criminels contraints à de durs labeurs. Après 1885, seuls les criminels ayant des peines supérieures à huit ans étaient envoyés sur l’île du Diable. Ceux qui étaient libérés gagnaient leur billet de retour en travaillant dans la colonie.
Le climat dans la colonie pénitentiaire était tellement malsain que beaucoup de prisonniers en mouraient. Seulement quelques détenus réussirent à s’échapper. Les horreurs de la colonie pénitentiaire devinrent d’une triste notoriété après que le capitaine Alfred Dreyfus y fut envoyé en 1894 (voir affaire Dreyfus).
L’Armée du salut se chargea d’améliorer les conditions de vie sur l’île du Diable au début des années 1930 avec l’approbation du gouvernement. En 1938, le gouvernement cessa d’envoyer des prisonniers sur l’île, et en 1946 la colonie pénitentiaire fut fermée. L’Armée du salut eut l’autorisation de s’occuper des prisonniers libérés qui, pour des raisons diverses, ne souhaitaient pas retourner en France.