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Phare de Créac’h

(Ouessant, Finistère, France)

jeudi 10 mars 2016, par patrick

Phare de Créac’h (Ouessant, Finistère, France)

 

Description


Le phare du Créac’h ("promontoire" en Breton) situé à l’extrémité Ouest de l’île d’Ouessant fut l’un des phares les plus puissants du monde. Il est très reconnaissable avec ses bandes noires et blanches qui augmentent sa visibilité pendant le jour. Son ancienne usine électrique abrite aujourd’hui le musée des phares et balises. Huit agents assurent son entretien et le suivi du télécontrôle de l’ensemble des établissements de signalisation maritime du Finistère avec une veille 24 heures sur 24.Vue aérienne {JPEG} Le 12 novembre 1857, le conseil municipal de Ouessant, constate l’insuffisance du phare du Stiff à prévenir des dangers de l’écueil "le plus terrible de la Jument", et sollicite la construction d’un second phare sur l’extrémité ouest de l’île. Ce vœu rejoint le projet d’exécution d’ouvrages nécessaires au complément d’éclairage des côtes, élaboré par le service des phares et balises. Dans ce contexte, l’étude du projet et la décision d’exécution sont réalisés très rapidement : l’avant-projet de l’ingénieur Maîtrot de Varennes est adopté le 18 juillet 1859, la construction autorisée le 12 mai 1860. Les travaux sont adjugés à l’architecte et entrepreneur Tritschler dès octobre 1860. Le 20 décembre 1863, le nouveau phare, feu de premier ordre, est allumé.

A la pointe de Pern, Créac’h signale la proue de l’Europe au navigateur venu d’Amérique. La puissance de son feu est régulièrement augmentée pour remplir cette mission : en 1888, Il devient l’un des premiers feux électriques des côtes de France. En 1901, une optique double est installée. Las ! Sa portée de 50 milles chute à moins de deux milles dans les brumes les plus épaisses. En 1912, les fils d’un radiophare sont accrochés à l’élégante tour cerclée d’anneaux noirs et blancs. En 1937, une refonte de l’optique dote Créac’h du feu le plus puissant du monde, avec 500 millions de bougies. Dans une lanterne de 5.5 m de diamètre l’entreprise Barbier, Bénard et Turenne installe, sur deux étages, deux optiques jumelles. Chaque panneau est haut de 2,20 m. Avant de rejoindre Ouessant, l’appareil Illumine l’Exposition internationale des techniques de Paris. Sur la grille de Créac’h, une pancarte annonce aux touristes qu’ils ne pourront pas visiter le phare, mais qu’en le contournant, Ils découvriront un musée des phares, ouvert en 1988 dans les anciennes salles des machines. Ce « centre d’interprétation » est l’héritier des collections constituées à Paris par les ingénieurs des phares et balises depuis le milieu du XIXe siècle. Actuellement, le phare du Créac’h est toujours équipé de l’optique mise en place en 1939. Toutefois, les lampes hallogènes qui l’éclairent ont une portée moindre que durant la période 1971-1995 : elle est passée de 34 milles à 32 milles soit environ 60 kilomètres. Cette baisse de puissance est corrélative aux nouveaux équipements de guidages des bateaux, radios et satellitaires. Le sommet du Créac’h est hérissé d’antennes qui relient l’établissement de signalisation à la centrale de surveillance du CROSS-CORSEN. L’ancienne salle des machines abrite le musée des phares et balises.

 

Historique


Depuis le XVIIème siècle, les textes font état de l’intérêt qu’il y aurait de construire à Ouessant un second feu qui améliorerait la sécurité dans ces parages dangereux. Ce n’est qu’ en 1860 qu’est signé le décret impérial qui permet la construction du nouveau phare. La pointe de Feunteun Velen dans la sud-ouest de l’île est dans un premier temps choisie pour site, mais en définitive le phare sera construit au lieu dit "Créac’h" qui signifie "promontoire en breton". La fin de la construction et la mise en service de ce phare datent de 1863, soit 164 ans après le Stiff. Le phare du Créac’h avec celui de Bishop Rock en Angleterre signalent l’entrée de la Manche pour les navigateurs venant de l’Atlantique. Allumé le 19 décembre 1863, électrifié le 4 novembre 1888, renforcé en 1901, il a bénéficié de toutes les avancées technologiques en matière d’éclairage.

Une trompette sonore à air comprimé est installée sur la pointe de Pern pour contrer la brume qui masque très souvent le système lumineux. Différents systèmes de signaux sonores ont succédé à cette installation. A son sommet en 1987 a été installé un système d’éclairage (3 lampes de 300 watts) pour empêcher les oiseaux migrateurs de s’y heurter. En 1969, le système d’éclairage est remplacé par 4 lampes à arc sous atmosphère de xénon développant une puissance de 1600 watts chacune. Ce système fonctionnera jusqu’à fin 1995 puis sera remplacé par 4 lampes aux iodures métalliques de 2000 watts.

Patrimoine


26 septembre 2005 : l’ensemble des façades du phare est inscrit à l’inventaire des Monuments historiques. 23 mai 2011 : le phare du Créac’h est classé au titre des Monuments historiques par arrêté du ministère de la culture et de la communication. 1863-2013 : "Phare du Créac’h : 150 ans d’éclat ! ", une exposition qui retrace l’histoire du phare et aussi la vie sur l’île. A voir au musée des phares et balises à Ouessant, de septembre 2013 à septembre 2014. Le centre d’interprétation des phares et balises Le musée est installé dans l’ancienne centrale électrique du phare en 1988. Consacré à l’histoire de la signalisation maritime, ce musée, géré par le conseil général du Finistère et le parc naturel régional d’Armorique, présente les collections prêtées par le service des phares et balises, ainsi que des témoignages divers sur ce qui fut une grande aventure technique et humaine. L’exposition fait une large place à la période qui, avec Augustin Fresnel (1788-1828) a ouvert le "siècle des lumières".

 

Localisation


Carte


Vidéos


Vidéo aérienne par drone de Ouessant
La sentinelle d’Ouessant
Tempête sur Créac’h

 

Coordonnées


Musée des phares et balises : 02.98.48.80.70

Parc naturel régional d’Armorique : 02.98.81.90.08


Caractéristiques technique

Pays France
Localisation Ile d’Ouessant, Finistère (29)
Coordonnées 48° 27’ 33" N 5° 07’ 44" O
Construction 1863
Matériau de construction Béton
Hauteur 54,85 m
Élévation 70 m
Portée 59,26 km (32 mn)
Feux 2 éclats blancs groupés toutes les 10 s
Optique 4 optiques double sur 2 niveaux, focale 65 cm
Lanterne 4 lampes aux iodures métalliques de 2 000 W
Aide sonore 2 vibrateurs Automatisation
Gardienné Oui
Visiteurs Musée seulement

Détails du phare de Créac’h 

Code ARLHS FRA-029 ; Admiralty A1844 ; NGA 113-0004
Protection Monument Historique Classé MH (2010)
Type Phare Insulaire
Accessibilité Facile - Par bateau de Brest

Plans

PDF - 1.1 Mo
Expo des 150 ans

PDF - 227.4 ko
Plans du Créac’h

PDF - 54.6 ko
Plans du Créac’h 2

 

Portfolio

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