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Phare de Cap Ambre

mercredi 21 août 2019, par patrick

▼ Phare de Cap d’Ambre ► Cap d’Ambre ► Province de Diego-Suarez ► Madagascar ► Élévation 70 m ► Hauteur 32 m ► Portée 23M ► Fl W 5s ► Construction 2007 ▼***Ne pas utiliser les données pour la navigation***Don’t use data for navigation***


Phare de Cap d’Ambre - Madagascar






































Description





Le phare de Cap d’Ambre (appelé aussi Tanjona Babaomby) est situé dans la Province de Diego-Suarez à l’extrémité Nord Est de Madagascar dans l’Océan Indien, à environ 60 km de la ville de Antsiranana (Diego-Suarez). Il a été construit en 2007 pour remplacer l’ancien phare en fonte (voir ci-dessous) qui ressemblait fortement a celui de Katsepy. C’est une tour cylindrique de 32 mètres de hauteur entièrement en béton avec une galerie avec un plan focal à 70 mètres ; la lanterne et le sommet de la tour sont peints en noir. Le site est ouvert si vous y accédez ! le phare ne se visite pas. L’accès au phare est possible en 4x4 par des routes très accidentées depuis Antsiranana.






Histoire


La République de Madagascar est un État insulaire, situé dans la partie occidentale de l’océan Indien, au large de l’Afrique de l’est dont il est séparé par le canal du Mozambique, large de 400 km. Sa capitale est Tananarive (Antananarivo).
Diégo Dias, navigateur portugais découvre les côtes de Madagascar. C’est le premier à contourner le cap de Bonne Espérance qu’il appela Cabo Tormentoso (ou Cap des Tempêtes) où son navire disparait en 1500. Au cours du XVIIe siècle des comptoirs à épices Portugais et Français sont fondés.
La grande île de 1600 km de long et environ 500 km de large, est un paradis pour la navigation-aventure : littoral vierge, population accueillante... Madagascar a plus de 5000 km de côte et certains passages difficiles, comme le cap de d’Ambre. Sa superficie de 592 000 km2 épouse l’étrange forme d’un pied gauche (dont les îles satellites seraient les orteils).
1er octobre 1900 : Le phare du cap d’Ambre vient d’être terminé.
C’est là un fait de grande importance pour la navigation dans l’Océan Indien. Les navires venant du Nord pourront désormais reconnaître facilement la terre de Madagascar, et ceux ayant à doubler le cap d’Ambre s’engageront de nuit dans ces dangereux parages, sans s’exposer à aucun risque.
L’extrémité de la presqu’île qui termine Madagascar au Nord aboutit à la mer par une série de tables basaltiques échancrées de baies, au fond desquelles sont de petites plages recouvertes de palétuviers. Le phare se dresse sur l’une de ces tables, désignée par les navigateurs sous le nom de cap André, au nord de l’Ambatonjanahary. Le sol s’élève de trente mètres environ au-dessus de la mer ; le feu du phare est établi à 64 mètres d’altitude et sa portée est de 18 milles (33.336 mètres).
La substruction en maçonnerie sert de base à une tour métallique de 30m 45 de hauteur, d’un poids total de 73 tonnes et surmontée d’une lanterne de 2 mètres de diamètre, à soubassement également métallique.
L’appareil donnera un feu éclair de quatrième ordre, à éclats blancs réguliers, de cinq en cinq secondes, avec optique à deux lentilles embrassant chacune 180 degrés d’horizon. Le plan focal est à 32 mètres au-dessus de la base de la tour.

Le cap d’Ambre

Très tôt, si l’on en croit les cartes, les deux noms : Cap Natal et Cap d’Ambre (écrit aussi « amber » « ambar » « ambro »)coexistèrent.
Sur l’origine de ce second nom, plusieurs explications ont été données : pour certains, il s’agirait de la traduction approximative du nom malgache Ambohitra (où il y a un village) ; pour d’autres, le cap devrait son appellation à l’ambre gris, concrétions biliaires des baleines employées en parfumerie, très recherchées autrefois. C’est encore Ibn Magid qui nous le dit :« les nautoniers des littoraux malgaches y ont, eux, des mouillages qu’ils connaissent parfaitement. Ils en rapportent...de l’ambre gris et ce, depuis les temps les plus reculés ». Et effectivement, le trafic de l’ambre gris est attesté à Vohemar par de nombreux récits des XVI et XVIIème siècles.
Jérôme Megiser, historien allemand qui fit paraître en 1609 une « Description véridique et détaillée » de Madagascar écrit de son côté : « Après quoi, on arrive à la pointe extrême de l’île Saint-Laurent (Madagascar), le cap d’Ambar ; c’est sur ce point qu’on recueille le meilleur ambre » et il ajoute, dans un autre chapitre : « Il existe à Madagascar, du côté de l’Est, un cap ou un promontoire qui s’avance assez loin dans la mer et qui est appelé cap d’Ambre par la raison que c’est dans ces parages qu’on trouve et qu’on recueille beaucoup de cet ambre et que c’est là que les commerçants viennent le chercher pour le porter dans le monde entier ».
Quoi qu’il en soit, c’est ce dernier nom qui a subsisté, provoquant de nombreuses confusions, dans les débuts de l’occupation française de Diégo, avec le Camp d’Ambre, l’actuel Joffreville.

Passer ou éviter le Cap d’Ambre
Quel que soit son nom, ce cap que nous appelons Cap d’Ambre, a été au long des siècles un redoutable obstacle au passage de la côte est à la côte ouest. Pour l’éviter, les pêcheurs ou marins malgaches ont développé des stratégies d’évitement. Dans les années 1860, le Dr Guinet, venu dans le nord en émissaire de la Compagnie de Madagascar témoignait de leur périple :« Je suis allé visiter l’endroit nommé par les indigènes Ampanohara (c’est à dire où l’on fait traverser les pirogues, de l’Est à l’Ouest).Il se trouve au fond de la baie des rafales près de l’Anse Antafo. Il faut des pirogues sakalaves (lakampiara) pour pouvoir être passée à dos d’homme, dans cet endroit, car la route à parcourir est d’environ 4 à 5 milles, et il faut gravir et redescendre la montagne du fond de la baie qui fait du Cap d’Ambre une grande presqu’île ».
Guinet donne plus loin des précisions : « De décembre à avril, les communications par mer d’Antomboko (la province de Diego Suarez sous le contrôle du gouvernement merina NDLR) à Vohemar, sont possibles ; les pirogues des Antankares viennent de Nossi-Be à Nossi-Mitsiou et à Vohemar ; ils font traverser leurs pirogues à Ampanohara, et, de là, suivent la côte, s’arrêtant chaque soir ; en dix à douze jours, ils vont de Vohemar à Nossi-Be , pourvu que le temps soit beau ».

Le phare du cap d’Ambre, le feu de l’îlot des Aigrettes à Diego-Suarez, ceux de la pointe Tanio et de !a pointe Hastie à Tamatave, ceux de la Pointe de Sable et d’Anorombato à Majunga, sont la réalisation partielle du programme général d’éclairage des côtes de Madagascar, étudié dès 1897 par MM. le colonel Roques et le capitaine de vaisseau Le Dô.
M. Suais, ingénieur en chef des colonies, avait déjà, en 1892, présenté au Ministre un rapport sur l’éclairage des côtes Nord de l’île et de la baie de Diego-Suarez.
L’étude du phare du cap d’Ambre fut faite sur place en 1897 par M. le capitaine du génie Vernier, puis soumise, à Paris, au comité des travaux publics des colonies et à la commission permanente des phares. Le projet ayant été complètement élaboré, le département des colonies traita en 1898 avec la société des établissements Henry Lepante pour la fourniture de la tour métallique, ainsi que de la lanterne et de l’appareil.
La direction des travaux fut confiée à M. le capitaine Ferrand, secondé par M. l’adjoint du génie Demarquez, et l’aviso Pourvoyeur, de la division navale, transporta de Diego-Suarez à la baie de Loitsina les pièces démontables débarquées par le paquebot.
Pour la construction des maçonneries et pour les manœuvres du montage de la tour, 60 ouvriers malgaches durent être recrutés à Tananarive, 50 Anjouanais se joignirent à eux, enfin des prestataires furent fournis par la province de Diego-Suarez.
Les conditions du travail furent des plus pénibles, par suite de causes diverses et multiples : intempéries, violence des vents, mauvaise qualité des eaux potables, difficulté des ravitaillements, manque de moyens de communications, inexpérience des ouvriers, et enfin présence en grand nombre de ces puces de sable dites pénétrantes, dont la piqûre est très douloureuse.
Il est juste d’ajouter que ce magnifique résultat a pu être obtenu en moins d’une année à force de persévérance, d’énergie et de dévouement.

Un nouveau phare en béton à été construit en 2007.


Description technique


Construit en 2007. Ce phare est actif avec un plan focal à 70 mètres (231 pieds) ; Signal : 1 éclat blanc toutes les 5 secondes. C’est une tour octogonale en béton de 32 mètres de hauteur (105 pieds) avec une lanterne et galerie. La plus grande partie de la tour est en béton blanc non peint ; la lanterne et le sommet de la tour sont peints en noir. Accès uniquement par 4/4.


Infos


Nom et localisation Position Caractéristiques Hauteur focale Portée Structure Remarques
32328
D 6914
Cap d’Ambre 11°57.4´S
49°16.4´E
Fl W 5s 231ft
70 m
23M Tour octogonale en béton (105ft) 32 m Visible 067°-321°

Caractéristiques

Pays Madagascar
Région Province de Diego-Suarez
Localisation Cap d’Ambre
Latitude 11°57.4´ Sud
Longitude 49°16.4´Est
Année de construction 2007
Matériau de construction Béton
Hauteur 32 m (105ft)
Élévation 70 m (231ft)
Portée 23M
Feux 1 éclat blanc toutes les 5s
Visites Accès uniquement
Gardienné Non
Automatisé Oui
Type Phare à terre
Accessibilité Assez difficile
Forme Tour octogonale
Statut Actif
Codes ARLHS MAG-003 ; Admiralty D6914 ; NGA 32328.

 

Localisation



Carte

 


Vidéo (ancien phare à 47")


 

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