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Phare de Bel-air

lundi 4 avril 2016, par patrick

Phare de Bel-air (Sainte-Suzanne - La Réunion-France)

Description
Ile de Bel-Air est construit sur les pas géométriques de la pointe de Bel-Air, sur un promontoire naturel situé face aux récifs de la Marianne et du Cousin, seuls écueils notables de la côte nord de l’ile situés à 600 mètres au large de Sainte-Suzanne.
Il sert de point d’atterrage pour les navires atteignant l’île par le nord. Son terrain d’assiette est traversé par un ancien tunnel du chemin de fer de la Réunion. La voie ferrée désaffectée est actuellement utilisée comme sentier Iittoral entre Sainte-Marie et Sainte-Suzanne.
Le 7 août 1840, l’ingénieur en chef Louis Charles Diomat soumet au conseil colonial les plans et devis pour la construction d’un phare à Sainte-Suzanne, qui sont adoptés le 11 septembre de la même année. La construction du phare est réalisée en 1845-1846 et il est mis en service le 15 octobre 1846.
L’édifice est constitué de la tour du phare flanquant au nord le bâtiment de service de plan quadrangulaire. Une cuisine (boucan) est construite à l’ouest, en bordure du terrain. Ce dernier est fermé par un muret de clôture à l’est et à l’ouest.
L’ensemble des constructions est en maçonnerie de moellons enduits. Les éléments de modénature, le soubassement, les chaines d’angle et le chemin de ronde sont quant à eux réalisés en pierre de taille. Le bâtiment de service est couvert d’une dalle en béton armé, la cuisine de tôle ondulée et la lanterne’ du phare de tôle plate. L’ensemble est peint en blanc, excepté le haut du phare - en rouge - et le toit de la lanterne - en vert.
La tour du phare est construite en forme de colonne tronconique, d’ordre toscan, avec astragale et tailloir dodécagonal servant de chemin de ronde. Trois baies étroites éclairent la circulation intérieure verticale. La lanterne proprement dite, en acier et verre, est recouverte d’un dôme en tôle amorti d’une sphère. Son accès s’effectue par un escalier hélicoïdal de 86 marches, jadis en bois, aujourd’hui métallique, jusqu’au chemin de ronde, en fer, et au mécanisme.
Le tube métallique utilisé actuellement comme gaine technique renfermait le contrepoids du mécanisme de la lanterne jusqu’à ce que celle-ci soit électrifiée en 1989 et automatisée en 1999. Le bâtiment de service, à l’origine légèrement oblong (orienté est-ouest), a été agrandi par la construction de deux pièces à l’est. La couverture de cette extension (toiture-terrasse en béton) n’est pas liée à la couverture de la construction primitive ; l’agrandissement du bâtiment d’origine peut donc être postérieur au remplacement de la toiture à quatre pans par une toiture en béton armé en 1948. Il est divisé par des murs de refend créant deux pièces de part et d’autre du couloir central qui mène à la tour. Ces pièces, à destination de logement ou de local technique, communiquent par des portes doubles. Elles sont éclairées par des portes fenêtres à l’ouest et à l’est et des fenêtres au sud. Comme le montre l’ancienne porte extérieure conservée entre le bâtiment d’origine et l’extension, ces portes pouvaient être munies d’une imposte à claire-voie.
Dans la cour, où d’anciens bâtiments annexes accolés au bâtiment de service ont aujourd’hui été détruits, demeure l’ancienne cuisine en appentis et ouverte sur la cour par deux portes. Le phare de Bel-Air est le seul ouvrage de ce type subsistant à la Réunion. Depuis la destruction du phare du Port vers 1970, tous les autres feux de navigation sont montés sur des bâtiments, des pylônes ou des fûts en béton ne présentant aucune particularité historique ou architecturale. Mis en service en 1846, et toujours en activité, le phare de Bel-Air est l’unique phare d’atterrage de l’ile de la Réunion. En 19B4, après le départ à la retraite du dernier gardien, Jean Baillif, le phare cesse ses fonctions pour être remis en service fin 1999, après quelques travaux de réhabilitation.
Le phare de, BeI-Air surplombe le sentier du littoral de la côte est de l’île de la Réunion.

Histoire
Édifié en 1845-1846, le phare de Bel-Air est composé de la tour du phare, du bâtiment d’exploitation au pied de la tour et d’une cuisine bâtie hors-œuvre. Construction en moellons et pierres de taille de basalte. Le mécanisme est abrité dans une lanterne en verre et acier.
Du temps de la marine à voile, les navires arrivent souvent par l’est, bénéficiant des alizés qui les ramène vers l’ouest et donc vers La Réunion. Avant d’atteindre la rade de Saint-Denis, devant Sainte-Suzanne, deux récifs particulièrement dangereux, le Cousin et la Marianne, menacent le trafic. Les travaux de construction du phare commencent en 1844, et il entre en fonction le 20 octobre 1846.
Mesurant 20,25 mètres et situé à plus de 47 mètres au-dessus de l’océan, le feu est visible par temps clair à 18 miles marins de la côte.
Le gardien habitait en effet à l’intérieur du Phare, avec sa famille. Ses missions concernaient l’allumage et l’extinction du feu, (après la lampe à pétrole, on est passé à l’optique tournante en 1947), l’entretien de tout le bâtiment notamment le système d’éclairage, la cour extérieure qui était plantée en fruits et légumes. Le gardien assurait également la visite des lieux et il devait avoir des connaissances solides en électromécanique.
Désaffecté en 1984, le phare fonctionne de nouveau depuis 1989 grâce à un système entièrement automatisé.
Le dernier gardien se nommait Jean Baillif, il a exercé ce métier jusqu’en 1984. Son fils Denis témoigne :
« La journée, mon père entretenait le phare, la peinture, le nettoyage, la rénovation… Je l’ai toujours vu avec un pinceau à la main. Le soir, mon père remontait les stores car il y avait des rideaux de protection fabriqués en grosses toiles vertes qui protégeaient l’intérieur de la tour de la lanterne tout en haut du phare. A L’époque où il y a eu un contrepoids qui faisait tourner l’optique, il lançait le mouvement, il descendait et allumait le phare. Il ne pouvait pas sortir le soir. Dès qu’il y avait une panne, mon père intervenait rapidement pour remettre le moteur en marche. La tour ne devait jamais être éteinte pour une question de sécurité à cause de la présence du gros rocher le Cousin. Oui, c’était une grosse responsabilité. Le moteur donnait la lumière dans les pièces, le couloir central restait allumé toute la nuit, on n’utilisait pas beaucoup de lumière dans les chambres, souvent c’était plutôt la lampe à pétrole, et moi j’allais lire tous les soirs dans le couloir.
Le moteur qui fournissait l’électricité pour le phare c’était le moteur « Bernard ». Une fois par mois, il fallait enlever tous les tuyaux pour les nettoyer, il y avait un peu d’amiante autour des tuyaux. Le tuyau partait du moteur, traversait toute une salle sur une longueur d’environ 8 mètres pour emmener le gaz d’échappement vers l’extérieur. Ce tuyau chauffait la pièce et en temps de pluie ou de cyclone, on pouvait faire sécher nos vêtements à l’intérieur. Il faut dire qu’il pleuvait fréquemment sur Sainte-Suzanne… ».
Sous le terrain d’assiette, via ce qui est aujourd’hui le sentier littoral nord, se trouve un tunnel ferroviaire de 50 mètres de long. L’originalité de ce tunnel réside dans sa voûte entièrement maçonnée, contrairement à d’autres tunnels de la ligne où la roche est laissée à nu. A l’abandon depuis la fermeture de la ligne en 1963, le tunnel a d’abord retrouvé une nouvelle jeunesse à la fin des années 1980 avec le nettoyage et le bitumage de l’ancienne emprise de la voie, transformée en déviation routière. Comme indiqué ci-dessus, il fait partie de la dernière portion du sentier littoral nord.

Description technique
Le phare de Sainte-Suzanne est le dernier de l’île de La Réunion depuis que celui de la Rivière des Galets s’est écroulé au passage d’un cyclone.
Il mesure 20,25 mètres et sa hauteur au dessus de la mer est de 40 mètres. Il a été construit en 1845.
De nombreux gardiens s’y sont succédé. Ils devaient se relever toutes les quatre heures pour remonter le contre-poids permettant de faire tourner la cellule autour de l’ampoule. Ils vérifiaient en même temps le groupe électrogène manuel et tournaient, le cas échéant, la lourde manivelle. Le dernier d’entre eux, M. Baillif a rendu la clé en 1985.
Depuis, le phare est automatisé.
12 marches de fer puis 76 marches de bois en spirale mènent au sommet. Mais vous ne pourrez pas y accéder car le phare n’est pas visitable... A la grande déception des promeneurs car l’endroit est très joli, mais aussi des quatre membres de l’Association de Sauvegarde du Patrimoine qui font tout pour que celui-ci soit enfin ouvert au public.

Caractéristiques
Pays : France- La Réunion
Localisation : Sainte-Suzanne (Département : 974)
Coordonnées : 20° 54′ 05" S - 55° 36′ 07" E
Année de construction : 1845-1848
Matériau de construction : Moellons, pierre de taille de basalte
Hauteur : 21m (élévation 48m)
Portée : 37km ( 23mn)
Feux : 3 éclats blancs toutes les 15 s
Automatisé : 1999
Visites : Non
Lien internet : http://www.lebeaupays.com/index.php?id=2948

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