Navigation

Accueil > Europe > France > Départements Français > Finistère (29) > Phare d’Ar-Men

Phare d’Ar-Men

mardi 5 avril 2016, par patrick

▼ Phare d’Ar-Men ► Mer d’iroise ► Finistère ► France ► Élévation 29 m ► Hauteur 37 m ► Portée 23M ► Fl.(3) W 20s ► Construction 1865▼***Ne pas utiliser ses données pour la navigation***Don’t use the data for navigation***

Phare d’Ar-Men (Mer d’Iroise - Finistère - France)


Description











Le phare d’Ar-Men se situe en Mer d’Iroise, situé à 5 milles au large à l’ouest de l’île de Sein (10 milles de la Pointe du Raz). Surnommé "l’enfer des enfers" par les gardiens de phares. "AR MEN" en breton signifie la pierre ou le rocher, c’est le nom donné à ce rocher de la chaussée de Sein. Le rocher d’Ar-Men était immergé. Le courant peut y atteindre 8 nœuds (4 fois la vitesse d’un nageur)... Il fallut 14 ans pour y bâtir une tour de 29 m, de l’herbe, bien arrosée, aurait poussé plus vite. Bien d’autres phares avaient été construits avant 1870 mais les bâtisseurs d’Ar Men (tour la plus à l’ouest du continent européen, située à 7 milles environs de l’île de Sein) seront toujours considérés comme les héros de cette histoire. Il aura fallut trente-sept ans d’effort pour édifier ce phare mythique (1860-1897)











Histoire

"AR MEN" en breton signifie la pierre, c’est le nom des rochers qui composent la chaussée de Sein, barrière d’écueils qui prolonge l’île à l’Ouest, sur près de huit milles. La mer s’y brise constamment avec une violence extrême. Les paquebots transatlantiques (liaison Le Havre - New-York) font escale à Brest. Aussi, la Commission des phares se penche sur le projet d’un phare installé à même ces récifs dès 1860. Après quelques tentatives, ce n’est que le 16 avril 1867 que l’ingénieur Paul Joly réussit pour la première fois à mettre le pied sur la roche. L’ingénieur recrute des marins et passe un marché pour le percement de trous dans la roche, destinés au scellement des barres de métal qui serviront d’armature à l’assise du phare. La première tâche des constructeurs de phare est évidemment d’établir un système d’accostage qui doit permettre aux chaloupes et aux chalands d’approcher de la roche avec le maximum de sécurité. Pour cela, on doit forer la pierre de trous où sont ensuite scellés quelques organeaux d’amarrage ainsi que des pitons pouvant permettre aux gaffes de mordre et aux ouvriers d’accrocher si le récif est balayé par la mer. En sept marées favorables, on réalise seulement 15 heures de travail la première année, ce qui permit de percer 15 trous où sont ancrées les fondations de la tour. Il fallut quatorze années pour mener à bien la construction de cet édifice de pierre.

La construction d’Ar-Men fut sans conteste la réalisation la plus difficile et c’est le 18 février 1881 que le phare est allumé pour essai. Enfin le 31 août 1881 le phare s’allume définitivement. Les ouvriers du Cap Sizun ont vécu un enfer, la difficulté d’accès sur la roche a poussé les ingénieurs à sous estimer la taille des soubassements. Inquiets du diamètre trop réduit de la tour par rapport à sa hauteur et après plusieurs enquêtes, ils décideront de réaliser une ceinture ou enveloppe protectrice de 11,20 mètres de haut qui s’élèvera jusqu’à la hauteur de la plate-forme. Ces travaux de consolidation dureront encore 17 ans. C’est seulement en 1897, soit 32 ans après la première enquête de l’ingénieur Joly, qu’on peut considérer la tour d’Ar-Men comme véritablement achevée, c’est à dire à l’abri de tout danger. La vie à bord du phare est à l’image de sa construction : en hiver très difficile ; dans le phare d’Ar-Men comme dans les autres phares en mer, les gardiens sont au nombre de deux, faisant partie d’une équipe de trois qui à tour de rôle passent deux semaines au phare, puis une semaine à terre, de nouveau une semaine au phare, et encore une semaine à terre. Ils assurent deux quarts de surbrillance diurnes et deux nocturnes. Chaque mardi, lorsque le temps le permet, la vedette de ravitaillement approche son étrave du phare sans jamais l’accoster. Une liaison par câble est alors assurée entre le bateau et le phare et c’est sur un ballon que s’effectuent les échanges d’hommes, de vivres, de matériels, d’eau, de carburant.

Jusqu’en 1988, le dispositif lumineux est composé de l’optique, de panneaux occulteurs (qui protègent la lentille des rayons du soleil), et au centre du dispositif, le manchon destiné à enflammer le pétrole vaporisé sous pression. Avec une petite lampe fonctionnant à l’alcool, l’électromécanicien chauffe le corps du générateur. Son rôle : provoquer le passage du pétrole de l’état liquide à celui de vapeur. Pour produire l’éclat et le rayonnement tous azimuts, cette optique est montée sur un bain de mercure qui lui assure une rotation de grande précision. Le 10 avril 1990, le phare d’Ar-Men est automatisé. C’est le premier phare à être automatisé sur le littoral finistèrien, en raison des conditions d’accès et de vie difficile. Le remplacement du feu à pétrole par un feu halogène a fait passer la portée de son éclat de vingt à vingt quatre milles. En cas de panne, le feu de secours prend automatiquement le relais. Pour assurer un maximum de fiabilité, on a procédé au doublement de tous les équipements. Il est télécontrôlé et n’est plus gardienné.

• Année de la 1ère campagne de prospection pour trouver une roche de base : 1860 - Surface du rocher de granit d’Ar-Men aux plus basses marées : 120 m² - Mode d’encrage du futur phare : percement de trous dans le granit
• Année de début du percement des trous : 1867 - Temps de travail moyen pour percer les trous entre chaque marée : ¼ d’heure
• Année du début de la construction du phare : 1869
• Année de la fin de la construction : 1881
• Année de mise en service : 1881
• Année d’automatisation : 1990, c’est le 1er phare à être automatisé


Description architecturale et technique

Tour tronconique sur un soubassement de forme irrégulière
Nom sénan : Ar Men Nom français : La Roche
Le Phare d’Ar-men, noir et blanc. Il est celui où les tempêtes sont les plus dangereuses et les plus spectaculaires. Les courants y dépassent les 9 nœuds à l’heure par grandes marées ( 17 km/h). Les Sénans ont baptisé l’endroit où il est implanté « Ar Vered Nê », ce qui signifie « le Nouveau Cimetière », signant ainsi les nombreux naufrages et morts que ce lieu porte en sa mémoire.
• 1er optique : 31 aout 1881-> feu fixe blanc
• Autres optiques : 1er janvier 1892 -> feu fixe varié par occultations toutes les 5s
• 1er octobre 1897 : Feu à 3 éclats toutes les 20s 
• 10 avril 1990 : feu blanc à 3 éclats groupés toutes les 20s
• Cuve à mercure : 1897 • Combustibles : Gaz d’huile : 1er octobre 1897 (fabriqué sur l’île de Sein)
• Vapeur de pétrole : 1903
• Électrification : 1990
• Automatisation : 1990


Caractéristiques

Pays France
États - Région - Département Finistère (29)
Localisation Mer d’Iroise
Coordonnées 48° 03′ 005" N - 4° 59′ 865" O
Année de construction 1865-1881-1897 (32 ans de construction)
Matériau de construction Roche amphibolique de Kersanton (pierre)
Constructeur Joly, Paul (ingénieur)
Hauteur 37 m
Élévation 29 m
Portée 42,5km (23mn)
Feux 3 éclats blancs toutes les 20 s
Automatisé 1990
Lampe Halogène - 250 w
Optique Tournante six panneaux, distance focale de 0.25 mètre
Visites Non
Aide sonore Vibrateur, 3 sons toutes les 60s
Type Phare en mer
Status Actif
Accessibilité Très difficile (par bateau-hélico)
Code ARLHS FRA-001 - 248 - D 0852

Localisation



Carte


Vidéo


Ar-Men

Photos



Photos construction

Document


PDF - 282 ko
La tragédie du phare d’Ar-men

Portfolio

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?